Série d’ateliers du Musée du Nouveau-Brunswick teintures naturelles avec Denise Richard

Dimanche 29 mai, de 13 h à 17 h : le Musée du Nouveau-Brunswick vous invite à participer à un atelier d’une journée sur les teintures naturelles, animé par l’artiste néo-brunswickoise Denise Richard.

Cet atelier permettra aux participants d’explorer diverses teintures provenant notamment des plantes, des racines, du bois et des insectes. Vous y apprendrez également à noter vos méthodes, à monter une palette d’échantillons et à suivre des techniques Shibori simples pour créer un foulard en soie unique en se servant de teintures naturelles. Peter Larocque, conservateur du MNB, présentera brièvement quelques beaux exemplaires de la collection des œuvres fabriquées à partir de techniques de teintures naturelles.

Le MNB a voulu en savoir plus à propos de Denise et de son art. La suite vous en apprendra davantage sur sa carrière et ce que les participants peuvent attendre de l’atelier!

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Denise Richard est titulaire d’un diplôme en art, artisanat et design de la Kootenay School of the Arts du Collège Selkirk, en Colombie-Britannique. Artisane-designer multidisciplinaire, son travail en studio focalise sur le feutre teint naturellement et présenté en formes sculpturales et fonctionnelles. Ses œuvres ont fait partie d’expositions collectives ou individuelles au Canada et en Europe. Denise enseigne depuis 2005; elle enseigne actuellement aux studios des arts visuels et des arts textiles du New Brunswick College of Craft and Design (NBCCD).

MNB : Parlez-moi un peu de ce que vous faites. Des matériaux que vous utilisez et où vous puisez votre inspiration?
DR : Mon art créatif a évolué au fil des années, mais je m’intéresse particulièrement aux techniques. J’apprends continuellement des techniques qui imprègnent mes nouvelles œuvres. Par exemple, j’ai appris à feutrer et j’ai exploré ce médium autant que possible pour divers produits. Je peux faire un peu de tout… tapis en laine bouillie, meubles, vêtements, marionnettes inspirées de Jim Hanson, masques en feutre pour la scène… je ne me limite pas, même que je défie la désuétude. Je veux concevoir des articles fonctionnels, fabriqués de matériaux naturels de qualité qui dureront longtemps. Je teins mes fibres et textiles moi-même et je crée mes propres matériaux pour divers projets. Je travaille surtout avec la laine, la soie, le crin de cheval, le lin et le cuir.

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Fille de Mer, Denise Richard

MNB : Si vous n’étiez pas artiste et enseignante, que feriez-vous?
DR : Si je n’étais pas designer et enseignante, je serais marionnettiste.

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Headpieces, Denise Richard

MNB : D’après ce que je comprends, le théâtre vous intéresse et vous avez créé des costumes pour plusieurs productions. De quelle manière le théâtre influence-t-il votre travail de création et vice-versa?
DR : Ce qui m’attire vers le théâtre, c’est la collaboration avec le directeur artistique pour créer un monde inédit capable de convaincre les spectateurs qu’ils sont comme une mouche sur un mur qui observe l’histoire de quelqu’un d’autre. J’aime voir mon travail prendre vie sur scène et la manière dont le public réagit à l’œuvre.

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Mouse King, Denise Richard

MNB : Est-ce que vous avez des talents cachés que peu de gens connaissent?
DR : Mon talent caché? Je suis plutôt intrépide quand il s’agit de mon travail; je n’ai pas peur de prendre des risques.

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Mask, Denise Richard

MNB : Y a-t-il des artistes ou artisans, vivants ou morts, qui vous inspirent?
DR : J’admire beaucoup de grands designers et artistes, mais les deux qui m’influencent en ce moment sont Philippe Starck et Alexander McQueen. Alexander McQueen était avant tout un artisan extraordinaire. Je n’ai jamais vu quelqu’un manipuler le tissu à sa façon. Quant à Starck, c’est un designer audacieux qui utilise divers médiums en même temps, il innove énormément à partir des matériaux.

Lampe de Philipe Starck et robe d’Alexander McQueen.

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Photo : www.phillipstarck.com; http://www.metmuseum.org/alexandermcqueen

MNB : Qu’est-ce que les participants peuvent espérer apprendre le 29 mai?
DR : À l’atelier sur les teintures naturelles, les apprenants vont pouvoir explorer divers genres de teintures à partir de plantes, de racines, de bois et d’insectes. À la fin de la journée, ils auront appris à remplir des fiches techniques sur leurs méthodes, ils auront toute une gamme d’échantillons et ils auront appris des techniques Shibori simples pour teindre naturellement un foulard en soie.

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Le MNB vous invite à l’atelier de Denise le dimanche 29 mai de 13 h à 17 h!

Frais d’inscription : 99 $ pour les abonnés du MNB; 110 $ pour non-abonnés.

Inscription obligatoire pour réserver une place.

L’inscription se fait au 643-2349 ou au 1-888-268-9595.

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Des mystères à éclaircir au MNB : Assiette en verre du XVIIIe siècle provenant des Loyalistes de l’Empire-Uni

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Fabricant inconnu (école bohémienne) [peut-être l’atelier Harrach Factory, de Neuwelt, en République tchèque]
Assiette, bol ou plateau, avant 1789
verre incolore soufflé, taillé et grave
hors tout : 3 × 23,5 × 23,5 cm
Don d’Angela Huntjens et du Dr Johannes Huntjens, 2015 (2015.49)
Collection du Musée du Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, il est extrêmement rare de trouver encore des objets en verre du XVIIIe siècle. C’est encore plus extraordinaire qu’une pièce de service de table, autre qu’un récipient pour boisson, ait survécu et qu’on en connaisse la provenance. L’assiette de la famille du colonel Richard Hewlett, donnée au Musée du Nouveau-Brunswick en décembre 2015 par Angela Huntjens et le Dr Johannes Huntjens, est un ajout important à la collection d’articles de verrerie du MNB de l’époque loyaliste utilisés dans la province.

Cette pièce (assiette, bol ou plateau) est très probablement d’origine bohémienne. Un commentaire à son sujet, fourni par Ian Simmonds, de Carlisle, en Pennsylvanie, un spécialiste de l’histoire et de l’interprétation des premiers objets en verre de l’Amérique, suggère qu’elle pourrait avoir été fabriquée à l’atelier Harrach à Neuwelt, en République tchèque. D’après l’analyse de M. Simmonds, un livre d’échantillons de l’atelier montre des modèles de forme et de style similaires.

Le propriétaire d’origine, le colonel Richard Hewlett, a participé à la guerre de l’Indépendance américaine sous le drapeau loyaliste. Après le conflit, il s’est installé avec sa famille dans la paroisse de Hampstead (aujourd’hui Queenstown). Cet objet est resté dans la famille jusque vers 1906, année où deux descendants Hewlett l’ont offert en cadeau de mariage à un recteur anglican et à sa femme.

Le MNB possède actuellement une demi-douzaine de verres à boire de la fin du XVIIIe siècle et un boîtier à carafe contenant des verres et des bouteilles. Ces pièces semblent provenir des Loyalistes de l’Empire-Uni. Ce plateau représente bien les objets de luxe qu’appréciaient à cette époque les immigrants arrivés dans la province après la Révolution américaine.

Cet objet pourrait également permettre d’approfondir les recherches sur les courants commerciaux entre l’Europe centrale et l’Amérique du Nord au XVIIIe siècle. C’est aussi un excellent exemple comparatif pour comprendre l’éventail de procédés et de techniques de décoration du verre.

Provenance : Le colonel Richard Hewlett (1729-1789) et sa femme, Mary Townsend (1734-1819); à leur fils, Joseph Hewlett (1772-1821) et sa femme, Clarissa Winslow (1770-1861); à leur fils, le capitaine Thomas Townsend Hewlett (1793-1878) et sa femme, Ann Horsfield Sloan (1795-1870); à leurs filles, Mary E. Hewlett (1827-1916) et Eliza Winslow Hewlett (1834-1912) jusqu’à environ 1906; cadeau de mariage au révérend Canon Mansel Shewen (1876-1951) et à sa femme, Edith Olivia Bishop; donné à Ada Ruth Flemming Thompson (née en 1906); puis à sa fille, Angela Thompson Huntjens et son mari, le Dr Johannes Huntjens.